Job 30 Comparaison: JND vs Crampon 1923
Job 30
1Et maintenant, ceux qui sont plus jeunes que moi se moquent de moi, ceux dont j’aurais dédaigné de mettre les pères avec les chiens de mon troupeau.
2Même à quoi m’aurait servi la force de leurs mains ? La vigueur a péri pour eux.
3Desséchés par la disette et la faim, ils s’enfuient dans les lieux arides, dès longtemps désolés et déserts ;
4Ils cueillent le pourpier de mer parmi les broussailles, et, pour leur pain, la racine des genêts.
5Ils sont chassés du milieu [des hommes], (on crie après eux comme après un voleur,)
6Pour demeurer dans des gorges affreuses, dans les trous de la terre et des rochers ;
7Ils hurlent parmi les broussailles, ils se rassemblent sous les ronces :
8Fils d’insensés, et fils de gens sans nom, ils sont chassés du pays.
9Et maintenant, je suis leur chanson et je suis le sujet de leur entretien.
10Ils m’ont en horreur, ils se tiennent loin de moi, et n’épargnent pas à ma face les crachats ;
11Car Il a délié ma corde et m’a affligé : ils ont jeté loin [tout] frein devant moi.
12Cette jeune engeance se lève à ma droite ; ils poussent mes pieds et préparent contre moi leur chemin pernicieux ;
13Ils détruisent mon sentier, ils contribuent à ma calamité, sans que personne leur vienne en aide ;
14Ils viennent comme par une large brèche, ils se précipitent au milieu du fracas.
15Des terreurs m’assaillent, elles poursuivent ma gloire comme le vent, et mon état de sûreté est passé comme une nuée.
16Et maintenant, mon âme se répand en moi : les jours d’affliction m’ont saisi.
17La nuit perce mes os [et les détache] de dessus moi, et ceux qui me rongent ne dorment pas ;
18Par leur grande force ils deviennent mon vêtement ; ils me serrent comme le collet de ma tunique.
19Il m’a jeté dans la boue, et je suis devenu comme la poussière et la cendre.
20Je crie à toi, et tu ne me réponds pas ; je me tiens là, et tu me regardes !
21Tu t’es changé pour moi en [ennemi] cruel ; tu me poursuis avec la force de ta main.
22Tu m’enlèves sur le vent, tu fais qu’il m’emporte, et tu dissous ma substance.
23Car je sais que tu m’amènes à la mort, la maison de rassemblement de tous les vivants.
24Toutefois, dans sa ruine, n’étend-il pas la main, et, dans sa calamité, ne jette-t-il pas un cri [de détresse] ?
25N’ai-je pas pleuré sur celui pour qui les temps étaient durs, et mon âme n’a-t-elle pas été attristée pour le pauvre ?
26Car j’attendais le bien, et le mal est arrivé ; je comptais sur la lumière, et l’obscurité est venue.
27Mes entrailles bouillonnent et ne cessent pas ; les jours d’affliction sont venus sur moi.
28Je marche tout noirci, mais non par le soleil ; je me lève dans l’assemblée, je crie ;
29Je suis devenu le frère des chacals et le compagnon des autruches.
30Ma peau devient noire [et se détache] de dessus moi, et mes os sont brûlés par la sécheresse ;
31Et ma harpe est changée en deuil, et mon chalumeau est devenu la voix des pleureurs.
Job 30
1Et maintenant, je suis la risée d'hommes plus jeunes que moi, dont je n'aurais pas daigné mettre les pères parmi les chiens de mon troupeau.
2Qu'aurais-je fait de la force de leurs bras ? Ils sont privés de toute vigueur.
3Desséchés par la misère et la faim, ils broutent le désert, un sol depuis longtemps aride et désolé.
4Ils cueillent sur les buissons des bourgeons amers, ils n'ont pour pain que la racine des genêts.
5On les écarte de la société des hommes, on crie après eux comme après le voleur.
6Ils habitent dans d'affreuses vallées, dans les cavernes de la terre et les rochers.
7On entend leurs cris sauvages parmi les broussailles, ils se couchent ensemble sous les ronces :
8gens insensés, race sans nom, bannis avec mépris de la terre habitée !
9Et maintenant je suis l'objet de leurs chansons, je suis en butte à leurs propos.
10Ils ont horreur de moi, ils me fuient, ils ne détournent pas leur crachat de mon visage.
11Ils se donnent libre carrière pour m'outrager, ils rejettent tout frein devant moi.
12Des misérables se lèvent à ma droite, ils cherchent à ébranler mes pieds, ils frayent jusqu'à moi leurs routes meurtrières.
13Ils ont bouleversé mes sentiers, ils travaillent à ma ruine, eux à qui personne ne porterait secours.
14Ils fondent sur moi, comme par une large brèche, ils se précipitent parmi les décombres.
15Les terreurs m'assiègent, ma prospérité est emportée comme un souffle, mon bonheur a passé comme un nuage.
16Et maintenant, mon âme s'épanche en moi, les jours d'affliction m'ont saisi.
17La nuit perce mes os, les consume, le mal qui me ronge ne dort pas.
18Par sa violence, mon vêtement a perdu sa forme, il me serre comme une tunique.
19Dieu m'a jeté dans la fange, je suis comme la poussière et la cendre.
20Je crie vers toi, et tu ne me réponds pas ; je me tiens debout, et tu me regardes avec indifférence.
21Tu deviens cruel à mon égard, tu m'attaques avec toute la force de ton bras.
22Tu m'enlèves, tu me fais voler au gré du vent, et tu m'anéantis dans le fracas de la tempête.
23Car, je le sais, tu me mènes à la mort, au rendez-vous de tous les vivants.
24Cependant celui qui va périr n'étendra-t-il pas les mains et, dans sa détresse, ne poussera-t-il pas un cri ?
25N'avais-je pas des larmes pour l'infortuné ? Mon cœur ne s'est-il pas attendri sur l'indigent ?
26J'attendais le bonheur, et le malheur est arrivé ; j'espérais la lumière, et les ténèbres sont venues.
27Mes entrailles bouillonnent sans relâche, les jours d'affliction ont fondu sur moi.
28Je marche dans le deuil, sans soleil ; si je me lève dans l'assemblée, c'est pour pousser des cris.
29Je suis devenu le frère des chacals, le compagnon des filles de l'autruche.
30Ma peau livide tombe en lambeaux, mes os sont brûlés par un feu intérieur.
31Ma cithare ne rend plus que des accords lugubres, mon chalumeau que des sons plaintifs.
Comprendre JND vs Crampon 1923 dans Job 30
JND (FreJND)
Traduction littérale et précise par John Nelson Darby.
Crampon 1923
Traduction catholique classique par le chanoine Augustin Crampon (1923).
Vous consultez une comparaison côte à côte de Job 30 dans la JND et la Crampon 1923. Comparer ces deux versions peut aider à éclairer les nuances du texte original.
Comparaison Clé: Job 30:16
"Et maintenant, mon âme se répand en moi : les jours d’affliction m’ont saisi."
"Et maintenant, mon âme s'épanche en moi, les jours d'affliction m'ont saisi."
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